Anecdotes en Nouvelle France
 
 
 
La Nouvelle France, c'est de 1608 à 1760.

Vous trouverez sur cette page, des récits succints de faits piquants, drôles ou tragiques qui se sont produits durant ces années françaises.
Des historiettes véridiques ou encore des légendes urbaines qui firent les choux gras des potins du temps.
Bien sûr, je donnerai priorité aux aventures de nos ancêtres, mais il y en aura aussi pour tous et chacun d'entre vous.

 

Pourquoi ne pas commencer justement par François DeJordy-Moreau.

Source: Dictionnaire du Canada français.......

Dizy, Marguerite......... épouse de Jean Desbrieux, chirurgienne, baptisée à Trois-Rivières le 11 février 1663, fille de Pierre Dizy dit Montplaisir et de Marie Drouillard.
Elle est décédée après le 11 avril 1730.

N'eut été de tout le tapage qui entoura son aventure galante avec le militaire François Desjordy Moreau de Cabanac,
Marguerite Dizy n'eût guère retenu l'attention des historiens.
Agée de 14 ans, elle signait le 4 février 1677, un contrat de mariage avec Jean Desbrieux qu'elle épousa peu après.
Elle en eut un fils, François, qui avait deux ans en 1681.
Au recensement de cette année-là, le couple est signalé à Batiscan; on dénombra un fusil, cinq bêtes à cornes et six arpents en valeur.
À en juger par un contrat du 3 juin 1673, la terre des Debrieux était exploitée par des fermiers ou des engagés,
le maître consacrait la plus grande partie de l'année à ses voyages vers le pays des Outaouais et des Nespissings.

Esseulée, Marguerite ne fut pas insensible aux avances de François Desjordy capitaine réformé, d'un détachement de la marine, stationné près de Batiscan.
Ils finirent bientôt par cohabiter, en l'absence de De brieux. Le 9 février 1694, comme le scandale durait depuis plusieurs années,
les deux curés de Batiscan et de Champlain, lurent en chaire un mandement de Mgr de St-Valier, interdisant l'accès des deux églises aux amants.
Ce n'était pas une ex-communication comme il fut mention déjà.

Dès le mois de mars, Marguerite adresse une requête au Conseil Souverain le 23 mars 1694 pour que les curés viennent donner les raisons
pour lesquelles ils lui défendent d'assister au service divin, ce qui salit sa réputation. Frontenac s'en mèle et demande au Conseil Souverain
d'examiner la question et les registres d'audience afin de déterminer si les interventions de Monseigneur de St-Valier ne sont pas abusives,
car il devra en reférer au Roi. Monseigneur de St-Valier doit alors passer en France pour se justifier. L'interdiction est levée par la suite.

L'affaire Dejordy-Desbrieux fut la cause d'une des nombreuses querelles entre Mgr. De St-Vallier et Frontenac.
Aucune action n'est intentée contre les Dejordy. Ils sont tous deux des amis de Frontenac et ont d'excellentes relations en France.
Devenue veuve le 27 août 1699, Marguerite régla les affaires de son mari décédé à Montréal, apparemment en pleine activité.
Puis, on la perd de vue. Elle continue cependant d'habiter Batiscan. Elle ne s'entend guère mieux avec son curé l'abbé Foucault.
Le 20 juin 1704, l'Intendant Beauharnois rend jugement contre la veuve Desbrieux accusée d'avoir calomnié le curé Boy de Batiscan
et d'avoir répandu ces calomnies.

Tiré du Mémorial du Québec.........

L'amour et le scalpel.

C'est à titre de chirurgienne qu'elle signe une attestation de blessures le 11 avril 1730.
Pourtant Marguerite Dizy commence jeune à retenir l'attention publique.
A quatorze ans, elle épouse le cultivateur et commerçant Jean Desbrieux et lui donne un fils.
Ils s'installent à Batiscan. Le Sieur Desbrieux néglige un peu sa terre et sa femme; il préfère voyager sur le grande rivière des Outaouais et s'occuper de pelleteries.
Sa jeune femme choisit alors d'habiter avec un beau capitaine de la Marine, François DeJordy-Moreau de Cabanac.
Comme le scandale dure depuis plusieurs années, l'évêque de Québec prie les curés de Batiscan et de Champlain de lire publiquement, en chaire,
un mandement "interdisant l'entrée de ces deux églises aux amants délinquants". Marguerite Dizy Desbrieux et François DeJordy-Moreau exigent
du Conseil Souverain l'annulation du mandement et la réparation de l'offense. Frontenac s'en donne à coeur joie car il y voit une ingérance de l'église
dans les affaires de l'État. Il intervient et mène l'affaire jusqu'au Conseil du Roi. Les plaideurs laissent s'éteindre le scandale; d'ailleurs, l'époux lui-même
finit par s'y habituer et il a la bonne idée de mourir en 1699. François, habillement, ira convoler en juste noces avec Anne Nolan.
Quant à Marguerite Dizy, elle continuera d'exercer son métier de chirurgienne et d'intenter des procès à son curé.