Généalogie

Peinture originale de
Greco Lilo
www.lilogreco.be/ cartesia.htm
Il parait que l'Homme descend du singe.
Il
est indéniable que le Singe descend
de l'Arbre.
En conséquence l'Homme
descend de l'Arbre.
Ceci expliquerait pourquoi
on dresse un arbre généalogique.
Pourquoi fait-on de la généalogie ?
Je me suis vraiment posé la question
un de ces jours
qu'on m'avait demandé de faire une conférence sur
la généalogie
lors d'une activité de souper-conférence.
J'ai écrit un texte que je vous soumets ci-bas,
mais auparavant, je vous propose
un essai de Denis Beauregard,
le Pape de la généalogie au Québec
et un résident de ma ville.
Y'a
personne au Québec, voire dans la francophonie
qui connait la généalogie
comme lui.
C'est assez intéressant de lire ses propos,
lisez quand même mon point de vue sur le sujet.
Pourquoi fait-on de la généalogie ?
(Texte de Denis Beauregard
paru sur un forum de généalogie lundi le 03 Sep 2001 01:55:57 EDT)
C'est une question qui revient souvent. Je vais essayer d'y répondre
en énumérant plusieurs réponses possibles.
L'ordre de
présentation est aléatoire et la plupart des généalogistes
devraient se reconnaître dans plusieurs catégories.
1. Mieux se connaître
Savoir d'où l'on vient pour mieux savoir où l'on s'en va. Entre
nous,
on n'en apprend pas beaucoup plus sur nos proches, mais, parfois, une
anecdote savoureuse aurait été perdue si nous n'avions pas
fait
d'entrevue avec les aînés.
2. Retrouver sa famille virtuelle
Certains parlent d'une famille virtuelle, qui existe sur papier mais
qui ne sera jamais réunie, étant constituée de personnes
décédées en
grande partie. En fait, certains solitaires qui s'ennuient quand il y
a trop de personnes autour d'eux, et qui aiment bien fréquenter ces
gens qu'ils aiment bien. Alors, ils construiront leur généalogie à
leur rithme, scrutant patiemment chaque document, sans se préoccuper
de la foule autour d'eux.
3. Rencontrer sa famille réelle
La vie moderne est telle que nombre de déracinés ont quitté la
campagne ou une petite ville tranquille pour se retrouver dans une
mégapole sans personnalité. En faisant sa généalogie,
les racines
sont reconstruites et la chaîne coupée retrouve ses anneaux
manquants.
D'ailleurs, plusieurs renouent, souvent via l'Internet, des
liens qui étaient naturels il y a quelques décennies seulement.
4. Vivre sa retraite
Il y a quelques années à peine, la généalogie était
surtout une
passion pour retraités. En effet, faute de catalogues pour y cueillir
des informations rapidement, le généalogiste devait utiliser
la
patience pour lire les registres page par page et remonter lentement
chaque nouvelle génération. Le retraité était
alors privilégié car il
pouvait par exemple aller aux archives alors que la plupart des gens
travaillaient pour gagner leur croute. À cette époque, autant
le
retraité avait besoin d'une activité comme la généalogie
pour
remplacer son emploi, autant la généalogie avait besoin d'habitués
pour s'épanouir. Aujourd'hui, les conditions ont évolué.
Ainsi, il
est de plus en plus fréquent que les centres d'archives soient ouverts
le soir, le samedi ou le dimanche; les registres sont microfilmés
dans
un nombre grandissant d'endroits, permettant leur consultation à
distance; les relevés se multiplient. Mais, si la généalogie
s'est
rajeunie, les retraités ne l'ont pas oubliée.
5. Chercher des trésors
C'est bien votre arrière-grand-oncle qui était corsaire sur
les mers
du Sud et propriétaire d'un grand coffre rempli de pièces d'or?
Alors, recherchez, parmi tous les vieux papiers qui traînent au
grenier, la carte du trésor avant que celui-ci ne soit découvert
par
hasard. De façon plus pragmatique, il existe un grand nombre de
comptes de banque abandonnés et qui attendent qu'un généalogiste
identifie les héritiers de leur propriétaire légitime
pour partager le
magot. Il y a bien d'autres sortes de trésors imaginaires, comme ceux
qui s'imaginent faire fortune en devenant généalogistes
professionnels; mais cela, c'est une autre histoire!
6. Jouer au détective
La plupart des gens n'aiment pas se retrouver au milieu d'une scène
de
crime, surtout si le sang y coule trop allègrement. Mais, ils veulent
quand même enquêter. La généalogie leur donne un
terrain idéal pour
cette activité. Pratiquement sans danger, la généalogie
est riche de
mystères et d'énigmes à résoudre. Il faut dire
que parfois, nos
ancêtres n'ont pas voulu tout dire au curé, ont laissé un
héritier
dans la nature ou bien ont manqué de mémoire quand ils ne savaient
tout simplement pas la vérité.
7. Reconstituer un casse-tête
Ce qu'il y a de pratique dans un casse-tête de 500 morceaux, c'est
qu'il est terminé quand on place le 500e morceau. Le généalogiste
a
de nombreuses occasions de remettre en place toutes les pièces. Qu'il
s'agisse de ses propres ancêtres qui se sont promenés un peu
trop loin
ou des habitants de son village qui ont la mémoire bien fragile, le
nombre de morceaux n'est pas fixe, mais en théorie, chaque morceau
va
à
un endroit bien précis.
8. Partager ses connaissances
Dès que l'esprit d'équipe est en place dans un forum public,
beaucoup
se font un devoir ou une habitude de dépanner les autres. D'autres
publieront toutes leurs données sans attendre et en faisant une mise à
jour dès qu'ils auront trouvé un nouvel ancêtre. Certains
publieront
sur Internet, d'autres dans les revues spécialisées ou dans
des
bouquins, sur CD-ROM, etc. Les formes que peut prendre la
communication sont assez nombreuses. Le geste n'est pas toujours
gratuit. Si quelques-uns espèrent faire tourner les cliquodromes de
leur site Web, d'autres ont un but moins pécunier, celui d'attiser
la
sympathie des autres quand ils poseront eux-même une question méritant
réflexion et déplacement. Il y en a encore qui répondent
par réflexe
ou habitude, et même qui le font par vantardise. Ne recherchons donc
pas la raison de la réponse et contentons-nous de nous assurer que
...
c'est la bonne réponse!
Denis Beauregard
Web de généalogie: http://www.genealogie.com (français)
Genealogy Web site: http://www.francogene.com (English)
Voici maintenant comment je vois les choses
À la recherche de vos ancêtres
Conférence donnée par
Richard Desourdy
Le 28 avril 2001
À
l’occasion d’un souper thématique
À la recherche de nos ancêtres.
Loin de moi l’idée de vous enseigner la généalogie
ou de vous expliquer en détail comment entreprendre les recherches sur
vos ancêtres.
De nombreuses organisations au Québec peuvent vous renseigner et vous
aider dans cette aventure dans plusieurs villes et régions du Québec.
Les Archives Nationales du Québec et du Canada offrent des possibilités
immenses.
Plusieurs bibliothèques municipales ont une section “ patrimoine ” disposant
de nombreux livres de références pour faire des recherches de
base. La bibliothèque de la Ville de Montréal à la salle
Gagnon ou la Société de généalogie Canadienne Française à Montréal
sont de beaux exemples d’endroits les mieux nantis à cet effet
de même que la bibliothèque des Mormons de Salt Lake City, USA.
Il existe des CD comme Parchemin qui permettent des recherches sur les ancêtres
et sur les contrats notariés. Ces CD sont accessibles via les sites
des bibliothèques et des Archives Nationales. Si vous êtes branchés
sur Internet, plus de 18,000 sites sont à votre portée. Il suffit
d’interroger au moyen de moteurs de recherches pour trouver facilement.
Toujours sur Internet, il existe des groupes de discussions auxquels vous pouvez
vous abonner. Parmi les milliers d’individus partageant votre passe-temps
plusieurs répondront à vos questions.
Voilà un survol rapide des possibilités offertes.
Pourquoi partir à la recherche de vos ancêtres?

C’est là mon sujet, vous donner le goût d’entreprendre
ces recherches.
Si vous êtes ici ce soir c’est qu’à priori le sujet
vous intéresse.
Vous n’êtes pas réfractaire à ce projet. Vous voulez
en savoir un peu plus sur le sujet. Je vais donc vous livrer ma propre expérience
qui se traduit par déjà vingt-cinq ans de travail plus ou moins
intense, dans ce fabuleux projet. Les huit dernières années m’ont
permis de passer plus de vingt heures par semaine à ce passe-temps puisque
j’ai pris ma retraite et je dispose de plus de temps libre.
«
Mon père dit que nous descendons du singe », disait le petit Darwin à son
professeur d’histoire.
À quoi le vieux monsieur lui répondit
que la classe ne voulait rien savoir de ses histoires de famille.
Si l’Homme descend du singe, je peux affirmer que le singe descend de
l’arbre et qu’en conséquence, l’Homme descend de l’arbre.
Savez-vous qui vous êtes véritablement?

Nous savons tous notre nom, notre date de naissance. Nous connaissons
plein de choses sur nous-mêmes. Ne pas connaître nos ancêtres,
c’est beaucoup de choses que nous ignorons de nous-mêmes.
La connaissance de vos ancêtres pourrait vous apprendre que votre
famille traîne
des maladies héréditaires comme la fibrose kystique,
le diabète,
l’Alzheimer, l’arthrite, la dystrophie musculaire etc.
Voilà déjà une
bonne raison pour justifier votre recherche. Sachant par exemple que
tous vos ancêtres sont morts de troubles cardiaques, vous pourriez
entreprendre un programme de prévention, vous mettre au régime
ou à l’entraînement,
cesser de fumer et voir votre médecin plus souvent. Si dans votre
famille, des maladies chroniques surviennent dans l’adolescence
ou la vie adulte, vous seriez en mesure de prévoir des actions
qui permettraient peut-être de vous en tirer avec moins de séquelles
que si vous ne le saviez pas. C’est là une facette intéressante,
il y en a d’autres.
Beaucoup de gens se sont mis à la recherche de leurs ancêtres
depuis 30 ans. Pourquoi ? Probablement parce que de plus en plus les familles
se défont et se refont différemment. Les difficultés engendrées
par les nouvelles modes de nommer les enfants dans les dernières années
ont amené les gens à mieux se définir.
Dans mon temps, les parents avaient beaucoup d’enfants. De nos jours,
les enfants ont beaucoup de parents. Mon petit-fils nous disait un jour qu’il
avait 8 grands-mères. Les deux véritables, puis les deux conjointes
les ayant remplacés, puis les mères de ces deux conjointes et
enfin deux arrières grands-mères qui sont assez jeunes encore
pour être aussi appelées “ grand-mère. Il oubliait
d’inclure également la mère et la grand-mère du
nouveau conjoint de sa mère de même que celles de la nouvelle
femme de son père, tant et si bien que c’est plutôt 12 grands-mères
qu’il peut se vanter d’avoir.
La recherche s’est compliquée terriblement avec tous les noms
de famille composés, créés pour satisfaire les
nouveaux parents qui savent très bien que de nos jours on se
marie encore pour le meilleur et pour le pire mais pas pour longtemps.
La mode est passée
aux noms composés. Mais quelles difficultés cela nous
pose ! Voyez un peu.
Louise Lafleur et Pierre Deschamps ont une petite fille nommée Marguerite
Lafleur-Deschamps. Yolande Lemaire et André Veilleux ont un fils Sébastien
Lemaire-Veilleux. Marie Labrosse et Louis Adam ont un fils Paul Labrosse-Adam.
Mireille Lamarche et Antoine DuPerron ont une fille Claire Lamarche-DuPerron.
Anne Voyer et Alain Morand ont un fils Martin Morand-Voyer. Huguette Leboeuf
et Vincent Haché ont un fils Arthur Leboeuf-Haché. Et que penser
de Yoland Gingras qui épouse Alva Bisson laquelle devient maintenant
Madame Alva Gingras.
Mais les complications sont encore plus grandes que cela, puisque les
noms de famille ont changés au fil des ans. En effet, les gens étaient
souvent illettrés et ne savaient pas écrire. Ils ne pouvaient
pas épeler leurs noms aux officiers de la Justice ou de l’Église.
Ainsi, les curés et les notaires écrivaient les noms tels qu’ils
les comprenaient. Les gens prononçaient mal ce qui conduisait à une
inscription souvent farfelue.
Par exemple :
Les Pichet qui sont devenus des Piché, des Payet devenus Payette, ou
comme dans mon cas, DeJordy muté en Desourdy, Desjordy, Desjourdy, etc.
Mais de plus, il y a toute la notion des noms auxquels étaient affublés
des surnoms, surtout parmi les soldats du Régiment de Carignan-Salières
(voir liste) et des Compagnies Franche de la Marine.
Ainsi, on retrouvait des noms tels :
Aubuchon dit l’Espérance
Audet dit Lapointe
Benoit dit Livernois
Bonhomme dit Beaupré
Brien dit Desrochers
Brunet dit Belhumeur
Chagnon dit Larose
Charron dit Ducharme
Crevier dit Duvernay
Dejordy dit Desisles
Dejordy dit Moreau
Deslauriers dit Renaud
Dizy dit Montplaisir
Dugas dit Labrèche
Duhamel dit Sanfaçon
Emery dit Coderre
Fontaine dit Bienvenue
Janot dit Lachapelle
Jarret dit Beauregard
Langlois dit Lachapelle
Meunier dit Lapierre
Payet dit St-Amour
Pelletier dit Antaya
Petit dit Beauchemin
Robin dit Lapointe
Tessier dit Lavigne
Tétrault dit Ducharme
Viau dit Lespérance
Plusieurs personnes ayant aujourd’hui le même patronyme, n’ont
pas nécessairement le même ancêtre, voire, ne sont
absolument pas des descendants d’un ancêtre ayant eu originellement
ce patronyme. À cela
il faut ajouter les inversions de noms et prénoms. L’ancêtre
Robert Vincent a laissé des Vincent et des Robert. On cherche
aussi ses ancêtres pour savoir qui nous sommes et de quel
clan nous sommes issus. Il est normal de se poser toutes ces questions.
Qui étaient
nos ancêtres ? Étaient-ils connus, aimés, importants
dans la société. Ont-ils joué un rôle quelconque
dans la société, ont-ils fait leur marque dans leur domaine
? L’Histoire
d’une famille reste la base de la recherche de l’histoire
collective d’une société. Il fut un temps où des
amateurs généalogistes
plus ou moins sérieux vendaient des arbres généalogiques
dans lesquels on retrouvait toujours un lien avec le Cardinal Léger,
Maurice Richard ou une autre personnalité connue.
Il ne faut pas cependant croire que ceux qui ne s’y intéressent
pas doivent être considérés comme des parias. Au contraire,
ce n’est pas la tasse de thé de tous les gens. Ils ont sûrement
leurs raisons parfois, mais souvent ils ne ressentent pas ce besoin tout simplement
parce que l’esprit de famille ne s’est pas développé dans
leur milieu. Ils peuvent appartenir à une famille désunie, détruite,
ou provenir d’une famille si peu nombreuse que personne ne sait rien
sur personne. Il se peut aussi qu’ils soient des enfants adoptés
ou sont issus de parents n’ayant jamais connus leurs propres parents
et par conséquent n’ayant jamais eu de réponses à leurs
questions. Ils ont simplement abandonné, mis de côté ce
besoin de savoir alors que d’autres au contraire adopteront l’attitude
inverse et voudront tout apprendre.
Connaissez-vous les places natales de vos ancêtres?
C’est assez facile de répondre quand on a son certificat de baptême.
Facile aussi si nos parents ont eux-mêmes tenu des registres si modestes
soient-ils et qu’ils ont confectionné un album de famille qui
s’est transmis de génération en génération.
Il y a des familles où des gens ne se souviennent même plus de la date
de naissance de leurs parents ou de leurs enfants. Ils ignorent totalement
les noms des grands-parents et encore plus l’endroit de leur mariage.
Généralement on sait où nous sommes nés. Savons-nous
toutefois si les autres membres de notre famille sont nés au même
endroit ?
Il y a des familles qui sont sédentaires. De nombreuses générations
d’une même famille sont nées dans le même village.
D’autres familles sont nomades et s’éparpillent un peu partout.
J’ai vu des familles de 10 ou 12 enfants où chacun d’eux était
né dans une paroisse différente. Un ami français me disait
dernièrement qu’il lui fut facile de retracer ses ancêtres
jusqu’en 1640 puisqu’ils sont tous nés sans exception dans
la même ville, lui y compris et il y demeure encore.
Ca renseigne beaucoup sur les activités de la famille ou du père
.
Le père était-il commis voyageur, avait-il un métier qui
l’amenait de ville en ville? Pourquoi se déplaçait-il toujours,
parfois chaque année?
Il y a des familles dont l’origine remontre
pour quatre ou cinq générations dans un village paisible
du début
de la colonie. Ils sont tous cultivateurs de père en fils.
Puis soudainement les autres générations quittent
le village et se dispersent. Certains vont dans un village voisin,
d’autres beaucoup plus loin au
Québec, d’autres ailleurs au Canada et plusieurs,
surtout dans les années 1830-1900 émigrent aux Etats-Unis.
Plus d’un million de
québécois francophones ont quitté leur pays dans ces années-là,
pour chercher du travail dans les entreprises de textiles américaines.
Ils se sont installés dans les états du Massachussett, du
Rhode-Island, de la Nouvelle-Angleterre, du Maine, de New-York ou du Vermont.
Que sont devenus ces familles aujourd’hui?
La vôtre est-elle de celles-là ?
Les fréquentez-vous encore?
Savez-vous qui ils sont maintenant?
Etes-vous en mesure de leur parler?
Plusieurs qui sont ailleurs au Canada ou aux Etats-Unis ne parlent
plus le français depuis plusieurs générations.
D’autres
ont changé leur nom pour l’adapter à la prononciation
anglaise.
Par exemple, des Moreau se nomment maintenant Morrow, des Pelletier
ont changés
pour Pelkier, des Lamarche pour March, des Lebrun pour Brown, des Trudel pour
Truedell, des Boisvert pour Greenwood, des Charrette pour Buggy
un coup partit. Parfois, vous découvrirez avec stupeur que plusieurs personnes qui vivent
ailleurs sont parents avec vous. Ce fut mon cas il y a plusieurs années
quand j’ai trouvé une famille qui se compose aujourd’hui
de plus de 120 personnes sur 3 générations, bientôt quatre.
Ils vivent dans l’État de New-York, dans le Vermont et la Californie.
Ils ne parlant pas français, ils sont tout de même parents
avec moi.
Savez-vous de qui vous descendez ?

Qui sont-ils ces ancêtres et que faisaient-ils dans leur temps?
Voilà une question fort intéressante à se poser.
Il ne faut pas s’attendre à trouver dans sa famille, du sang royal,
des nobles, des riches, des célèbres, pas plus qu’il ne
faut s’attendre à trouver des bandits, des pendus, des patriotes
ou des politiciens.
Si parfois il s’en trouve, ça ne nous permet pas de nous enorgueillir
ni de nous considérer paria selon le cas. Ce ne sont pas là des
qualités génétiques, nous ne portons pas en nous-mêmes
des gênes de noblesse, de riches, de pendus, de curés ou de bourreau,
quoique parfois dans ce dernier cas je ne sois pas certain que les gênes
ne jouent pas un rôle.
À
titre d'exemple, ce Monsieur qui récemment s'était mis à la
généalogie et qui se targuait de descendre d'un
Noble, son ancêtre était,
disait-il, Sieur de Long. Or il
avait mal lu ou interprété les
mots à sa guise, mais la vérité c'est
que son ancêtre était
en fait un scieur de long (anciennement,
un ouvrier qui abattait des arbres et les sciait sur la longueur
pour en tirer
des planches).
Il est intéressant à savoir quels métiers exerçaient
nos ancêtres, ce qu’ils détenaient comme pouvoir, ce qu’ils
réalisaient pour la société d’alors. Pour la majorité d’entre
nous, nos ancêtres n’ont pas d’histoire. J’entends
par là que leurs noms ne figurent pas dans les livres d’Histoire
du Canada ou du Québec ou d’ailleurs dans le monde selon nos origines.
Sachez que ce ne sont pas les gens cités dans les livres d’Histoire
qui ont uniquement fait cette Histoire. Il y a les historiens, ce sont eux
principalement qui font l’Histoire des livres. La véritable histoire,
elle est écrite tous les jours par le petit monde qui vit en silence
et passe inaperçu aux yeux des historiens.
Quand on lit que Montcalm a fait telle ou telle chose, en fait,
ce n’est
pas toujours lui qui l’a fait. Souvent ce sont ses soldats ou ceux qui étaient
sous ses ordres qui l’ont fait. La plupart du temps il n’y était
pas, il était dans sa maison ou son quartier général.
Bon, je ne veux pas partir de polémique ici, surtout si parmi vous il
y a un historien. Je ne dénigre pas les historiens non plus. Cependant
ils mettent au compte d’un seul homme des réalisations si nombreuses
qu’il est bien évident que ce n’est pas lui qui les a toutes
réalisées.
Prenez Frontenac par exemple, on dit qu’il a combattu les Iroquois. Les
a-t-il combattu lui-même et seul? Non, il avait des soldats et des officiers à qui
il demandait de le faire. Ce sont eux, ces mêmes gens qui ont écrit
l’Histoire. Mes ancêtres étaient des officiers
de la Marine Franche.
Ce régiment venait au Canada en ayant pour mandat du Roi Louis
XIV de guerroyer contre les Iroquois. C’est le Marquis
de Nonville désigné par
le Roi pour remplacer Frontenac qui passait les commandes. Mes ancêtres
comme bien d’autres ont combattu les Indiens. C’est à eux
et à leurs hommes braves que le Gouverneur de la Nouvelle-France doit
sa richesse que le Roy lui accordait pour ses talents. Il faut un Chef, il
faut un responsable sur qui faire porter la responsabilité et ainsi
on parle du chef et peu des subalternes qui ont pourtant fait beaucoup plus,
travaillés beaucoup plus fort.
Les Archives Nationales regorgent de bouquins, de documents
manuscrits, de microfilms, sur les archives militaires et civiles.
Il y a
les Relations des
Jésuites où chaque Jésuite de la colonie a consigné par écrit
ses observations de la vie quotidienne dont il était le témoin.
Ces renseignements, si vous les dépouillez, cela vous prendra un temps
fou, mais il vous révèleront des faits inédits sur vos
ancêtres ou sur ceux qui vivaient près d’eux. Vous en apprendrez
davantage sur la vie de vos ancêtres dans ces temps-là.
Les premiers arrivants en Nouvelle-France, étaient majoritairement des
hommes. Ces hommes étaient soit des militaires, soit des civils.
J’ose
dire qu’il y avait près de 50% de militaires, les autres étaient
cultivateurs, colons, coureurs des bois, marchands, ou homme de métiers.
N’espérez pas vous trouver un ancêtre célèbre,
ce serait un mauvais départ. Quand on a trop d’attentes on est
généralement déçus.
Les chances que votre ancêtre
fut d’origine noble est quand même assez important
car tous les officiers de l’armée ou de la Marine
Franche en étaient.
Mais pas les soldats, qui eux cependant ont très bien
pu épouser
une fille de grande famille. Les femmes manquaient et le Roy
y pourvut en accordant des dots à des filles de France
qui acceptaient de venir épouser
les hommes en attente. On les nommait “ Filles du Roy ” et
c’est à tort
que l’on a prétendu que c’étaient
des filles de petite vertu. Elles étaient toutes des
filles très bien et de bonne éducation.
Certaines étaient filles de la noblesse, souvent sans dot, quelquefois
veuves, plusieurs d’entre-elles étaient orphelines,
sans personne sur qui compter en France. Elles n’avaient
rien à perdre
à venir au Canada épouser un courageux et faire
sa vie avec lui dans un pays neuf. Il ne faut pas oublier
que la vie en
France au 17ième siècle est loin
d’être facile pour le petit peuple. C’est
tellement vrai que ce petit peuple fera la révolution
et coupera de nombreuses têtes
pour s’asservir de la monarchie et se choisir de nouveaux
maîtres
tous aussi assoiffés de pouvoir que les précédents.
De 1663 à 1673, période où l'immigration de cette nature
est la plus intense, près d'un millier de jeunes filles
arrivent
en Nouvelle-France.
Un texte extrait de La vie quotidienne
en Nouvelle-France, signale que: "Pour les jeunes filles
de condition, destinées aux
officiers méritants mais sans fortune, le cadeau du
roi varie de cent à cinq
cents livres. La dépense préliminaire est fixée à cent
livres. Dix livres sont allouées pour le choix ou la
levée, trente
pour les vêtements et soixante pour la traversée.
Pour sa part, le Conseil Souverain de la Nouvelle-France fournit,
aux immigrées, quelques
vêtements conformes au climat, et des provisions tirées
des magasins du roi."
Ainsi, grâce à leur ténacité et à leur
courage, près de 800 "filles du Roi" sont devenues les
mères d’une
grande partie du peuple canadien-français. Elles ont
assuré la
survivance et la conservation de son héritage moral
et culturel. Les descendants de ces humbles femmes n'ont pas à rougir
d'elles ni à les
renier, ils doivent plutôt en être fiers.
Sources :
Centre de recherches généalogiques du Québec
11440, 54ième Avenue, Montréal, Québec, H1E 2J1
Téléphone: (514) 881-9633
Télécopieur: (514) 881-6753
Courrier électronique: cdrgduq@cam.org
Les recensements.
Les recensements de la Nouvelle-France, accessibles aussi aux
Archives Nationales vous permettront de savoir ce que possédaient vos ancêtres, de
confirmer qu’ils vivaient bien à tel endroit. Le jour du recensement
on sait qui était membre de la famille en question, on apprend aussi
quels étaient les quelques biens de base qu’ils possédaient,
comme des vaches, des bœufs, des fusils, etc. Les actes notariés
répertoriés dans Parchemin vous conduiront à trouver ces
actes dans les microfilms et vous pourrez prendre connaissance de ce que faisaient
vos ancêtres comme transactions notariées. Vous aurez accès à des
testaments, des donations, des achats et ventes de propriétés,
des adoptions, des inventaires de biens, etc.
Par exemple, j’ai trouvé l’inventaire des biens d’un
de mes ancêtres, Joseph DeJordy de Cabanac, capitaine
d’un régiment
de la Marine Franche et Major des Trois-Rivières.
(Voir la liste plus bas)
Les actes notariés.
Tous les actes notariés sous le régime français sont accessibles
sur microfilms. Un logiciel nommé Parchemin qui roule sur CD permet
de retrouver la cote de ces actes. Ensuite il faut chercher les dits actes
aux Archives nationales.
Dans Parchemin, voici un exemple d’un acte notarié relatif à la
vente d’une terre dans la famille de mes ancêtres.
(Voir texte plus bas).
À
partir des renseignements de Parchemin vous pourrez accéder au document
original qui est sur microfilm et prendre connaissance du contrat dans sa totalité.
Une mine de renseignements qui vous permettra d’écrire ensuite
l’histoire de votre ancêtre, de connaître sa richesse ou
sa pauvreté, ses biens, ses transactions, bref, vous connaîtrez
maintenant mieux votre ancêtre.
Les reconnaîtriez-vous si vous les voyiez?

Mon arrière-grand-père maternel Alfred Pelletier
Êtes-vous en mesure de dire qui est qui sur une photo
de famille. Savez-vous les noms de tous ces personnages
que
vous remarquez
sur une vieille
photo dans l’album de votre grand-mère?
Les noms sont-ils écrits dans
le bas de la photo ou au verso? Vous n’avez pas
de photo de vos grands-parents ou de vos arrières
grands-parents? Dommage! Je possède plus de
1500 photos des enfants derniers-nés dans la famille
jusqu’à l’arrière-grand-mère
de ma mère, une photo prise alors que l’aïeule
avait 7 ans, en 1870. Je possède aussi des photos
des églises de chacune des
paroisses du Québec où sont nés
des membres de ma famille, des photos des villages français,
du Château de Grandchamp,etc.
Les photos des ancêtres sont d’une importance capitale pour bien
les identifier. Souvenez-vous d’inscrire les noms
sur les photos que vous conservez dans vos albums. Vous
serez les ancêtres de quelqu’un
dans cinquante ans. Il sera intéressant pour vos
arrières petits-enfants
d’identifier les personnages sur les vieilles photos
qu’ils
regarderont dans vos albums devenus vieux.
Interrogez les personnes âgées de votre famille.
Le temps presse et vous n’avez pas idée à quel point.
Reste-t-il des personnes plus âgées que vous dans votre famille
? Si oui allez les voir, interrogez-les sur la famille, montrez-leur des
photos et demandez-leur d’identifier les personnages qui s’y
trouvent. Demandez qu’ils vous expliquent qui étaient ces gens,
ce qu’ils faisaient et où ils vivaient. Demandez-leur pourquoi
ils vivaient ici ou là, ce qu’ils ont fait de mémorables,
de bien, de mal, quel était leur métier, combien ils eurent
d’enfants, de quelle manière ils sont morts, etc
.
On n’écrit pas l’histoire d’une famille sans ces
renseignements sur chacun. Il est tellement important de savoir ce que ces
gens ont fait, où ils ont vécu, pourquoi ils sont morts. Il
est très intéressant de connaître les raisons de décès
de nos ancêtres, ça nous indique parfois une tendance et aussi
comment s’y préparer, mais ça nous apprend aussi des choses
intéressantes.
Un de mes ancêtres est mort en attendant le tramway, appuyé sur
le poteau de téléphone à l’arrêt. Un autre
est mort d’avoir trop bu, il avait ingurgité la totalité d’un
40 onces de whisky en deux gorgées pour une gageure. Ses copains l’ont
ramené à la maison dans une brouette. Il avait quitté la
maison vingt minutes plus tôt, bien vêtu et sobre. Sa femme n’en
croyait pas ses yeux de le voir revenir saoul et finalement mort.
Demandez aux personnes âgées de votre famille de vous montrer
des photos de familles. S’ils vous en montrent que vous n’avez
pas, demandez à les emprunter, faites-en des copies ou encore si vous êtes équipés
d’un ordinateur et d’un numériseur, conservez-les sur
un support informatique. Vous aurez ainsi une importante banque de photos à peu
de frais. Vous pourrez ensuite montrer ces photos à votre descendance
et raconter qui étaient ces anciens qu’ils ne connaissent pas.
Votre vieille mère serait probablement très heureuse de recevoir
en cadeau à sa fête ou à Noël, une photo de ses
grands-parents que vous auriez trouvé dans ses vieilles photos et
que vous auriez numérisé pour la restaurer et la rendre comme
une neuve pour ensuite la faire encadrer. Vous n’êtes pas équipé pour
faire ce travail ? Vous pouvez faire appel à un spécialiste.
Aujourd’hui la technologie permet avec les ordinateurs et un bon numériseur,
de corriger de vieilles photos et les améliorer. On peut enlever des
choses, nettoyer une photo, enlever les bris d’une très vieille
photo et rendre cette photo impeccable.
Je fais de la photo depuis plus de 35 ans. Quand j’ai commencé la
généalogie j’ai tout de suite songé à collectionner
des photos des anciens.
J’ai mis la main sur les albums de photos de
ma grand-mère et de ma mère. Puis j’ai demandé à mes
sœurs de me prêter leurs albums et ensuite je suis allé voir
les cousins, cousines, oncles et tantes, de chaque côté. Je
leur ai emprunté des photos que je n’avais pas et qui représentaient
une valeur historique.
J’ai ensuite acheté un numériseur et un logiciel de photo
que j’ai appris à utiliser. Maintenant je numérise
les photos et les remets ensuite à leur propriétaire. Je
peux aussi corriger ces photos et les améliorer. De nombreuses
vieilles photos sont tachées ou comportent des craquelures
que je peux corriger facilement et rendre la photo comme une neuve. Je
peux aussi enlever des personnages. Ma belle-mère avait une photo
de son mariage. Elle est photographiée
avec son mari au sortir de l’église. Derrière eux,
il y a deux jeunes garçons, (ses frères) qui grimacent.
En matière
de grimaces, les jeunes n’ont guère changés. Inutile
de vous dire que la valeur de cette photo en prend un coup et que la
belle-mère
n’a jamais songé à la faire encadrer. J’ai
numérisé la
vieille photo et enlevé les deux gamins tout en reconstituant
le mur et la porte de l’église derrière eux.
La photo
est superbe maintenant. Je vous montrerai quelques exemplaires de photos
que j’ai
ainsi corrigées et qui font l’envie de plusieurs membres
de la famille.
J’ai mis toutes ces photos dans mon ordinateur portable. Quand je rencontre
un membre de ma famille que je ne connais pas, je lui montre des photos afin
qu’il puisse reconnaître des ressemblances, parfois il peut identifier
un personnage. Si je rencontre quelqu’un de la famille que je connais
je lui demande alors de m’identifier des gens que je ne connais pas
sur des photos que je possède, que j’ai tiré des albums
de ma grand-mère. Parfois il y a des noms qui ne me disent absolument
rien, mais pour d’autres ils peuvent avoir une signification. J’arrive
ainsi à établir l’identité de presque tout le
monde.
Un passe-temps très valorisant.
La généalogie nous apprend l’histoire de nos familles.
Au travers les recherches que nous effectuons elle nous apprend aussi l’Histoire
du Québec et des villes ou villages où ont vécu ces mêmes
ancêtres. C’est une façon adorable d’apprendre plein
de choses intéressantes.
Ça permet aussi de rencontrer beaucoup de gens, de faire connaissance
avec de lointains cousins, de mieux connaître la famille, proche
comme éloignée,
de faire connaissance avec des gens qui portent le même nom de
famille que nous et qui ne sont pas nécessairement parents ou
qui le sont à la
septième ou huitième ou neuvième génération
au-dessus de nous.
C’est le cas pour moi par exemple alors que j’ai eu l’immense
privilège de correspondre avec un Marquis qui était descendant
d’un personnage ayant épousé la fille de mon ancêtre
en France en 1718. Il m’appelait “ cousin ” gros comme le
bras et pourtant nous étions reliés par des ancêtres communs à la
douzième génération. Ce fut le cas aussi pour les Moreau
de Saratoga Springs et Lake Placid qui vinrent à la maison et qui nous
invitèrent de nombreuses fois pour des fêtes de famille chez-eux.
Nous sommes des cousins éloignés à la jonction des anciens
qui remonte en 1777 à Verchères. Nous sommes devenus des cousins
par choix, par intérêts, par goût de se retrouver ensemble,
partageant le même ancêtre venu au Canada en 1685.
Ce fut le cas aussi des Desourdy de Bromont chez qui nous fûmes invités
quelques fois pour de grosses réunions familiales qui incluaient des
parents des USA que je connaissais de nom pour les avoir trouvés dans
les Archives Nationales ou ailleurs. J’eus ainsi l’occasion de
les rencontrer tous en personnes et mettre des visages sur les noms. La situation était
vraiment amusante pour moi. Ils s’interrogeaient sur mon compte, ne sachant
pas qui j’étais réellement et n’étant pas
capable de situer ma famille par rapport à la leur. Cependant dès
qu’ils me disaient leur nom, je les identifiais rapidement en nommant
leur père, mère, grand-parents. Ils étaient très étonnés
que je sache tout cela alors qu’eux-mêmes ne le savaient pas très
souvent.
Ça permet aussi de se faire de nouveaux amis, de voyager, de partager
notre passion avec des collègues qui nous apporterons un plus
dans notre vie. Par exemple, lorsque j’ai découvert les
groupes de discussions sur Internet, je me suis mis à poser
des questions, des gens m’ont
répondu et de fil en aiguille, nous en sommes venus à correspondre
par courriel de façon continue, presque toutes les semaines
et parfois plusieurs fois par semaine. Nous en sommes venus à bien
nous connaître
et nous apprécier au point où quand nous sommes allés
en France, nous avons rencontré ces gens. Nous avons maintenant
plusieurs amis aux pays des ancêtres grâce à ce
passe-temps que nous partageons.
Il nous est arrivé aussi de rencontrer des gens détestables,
mais ce fut l’exception. Encore l’an passé nous avons rencontré aux
Archives de Montpellier un vieux monsieur qui m’a transcrit
des textes anciens qu’il sait lire en occitan, ce qui est un avantage
considérable.
Je pourrais parler aussi de Marie à Toulouse ou
de Jean en Bourgogne de même que le maire de Grandchamp qui nous
a permis de visiter le château de mes ancêtres, d’y
prendre des photos. Il m’a même donné une copie
du contrat de vente du château entre
la petite-fille de mon ancêtre et celui qui l’achetait
en 1777.
Des secrets de famille découverts.
Je me souviens d’un cas où je rencontrais pour la première
fois un vieux monsieur qui avait alors 87 ans. Je lui rappelai qu’il
avait un frère de deux ans plus âgé que lui qui était
décédé alors qu’il avait 12 ans. Cela représentait
un recul dans le passé de soixante-quinze ans. Il écouta attentivement
ce que je disais. Je vis perler des larmes de ses yeux qui coulaient lentement
sur ses joues. Il ne disait pas un mot. La tête baissée, il gardait
le silence quand soudain il releva la tête en me disant : “ Vous
n’êtes pas facile vous. Vous me ramenez des souvenirs douloureux
que j’avais oubliés depuis très longtemps. J’ai eu
tellement de peine de perdre ce frère qui était tout pour moi.
Nous étions toujours ensemble. J’eus du mal à oublier cette épreuve,
elle était enfouie très loin dans ma mémoire. ” J’eus
aussi du mal à oublier la tristesse lue sur le visage de ce vieux monsieur.
Vous en viendrez un jour à détenir une banque formidable de
données
sur toute la famille. Cela fera de vous la référence
par excellence pour tout ce qui concerne l’histoire de votre
famille. Quelqu’un
veut savoir la date de naissance d’une vieille tante, il
fera appel à vous
et vous aurez un autre contact personnel avec cette personne que
vous n’auriez
pas eu autrement. Une discussion a cours à savoir qui était
le premier mari de tante Estelle. Les gens feront encore appel à vos
connaissances. Un décès survient dans la famille,
vous êtes celui ou celle
qui pourra rejoindre tout le monde car dans votre logiciel de généalogie
vous aurez inclus tous les numéros de téléphones
et les adresses de la famille, voire, les adresses de courriels,
les téléavertisseurs et les cellulaires.
Vos frères et soeurs veulent célébrer le soixante-cinqième
anniversaire de mariage de vos parents, voilà encore une
tâche
qu’il vous incombe, celle de retracer tous les cousins et
cousines encore vivants pour les inviter.
Vous voilà devenu le dictionnaire de la famille, la référence
ultime, l’expert en la matière. Personne ne peut vous contester,
vous êtes la mémoire de la famille. Vous avez maintenant tellement
d’informations que vous souhaitez écrire le tout et
en faire un livret de famille. Ça va vous coûter les yeux de la tête et tout
le monde va en vouloir une copie. Personne ne voudra payer les 15$ de la copie
que cela vous aura coûté pour le faire imprimer. On dira que vous êtes
chiche et que vous pourriez mettre ces renseignements à leur disposition
gratuitement, après tout n’ont-ils pas tous participé à fournir
les renseignements que vous possédez maintenant.
Ces renseignements ne sont-ils pas les leurs ?
Si par hasard vous êtes assez riche pour accéder à leur
demande et le leur donner, ils vous relanceront tour à tour.
Ils vous demanderont de ne pas mettre le nom de leur ex-femme
ou d’inclure le
nom de leur maîtresse actuelle qui changera l’an
prochain. Certaines femmes ne voudront pas voir le nom du père
de leur enfant avec qui elles n’étaient pas mariées
et dont l’ex-petit-ami
n’a
jamais pourvu aux dépenses de la vie de l’enfant.
On vous dira qu’un prénom est mal écrit,
qu’un tel n’est
pas un vrai de vrai, qu’il fut adopté sans pour
autant l’être
officiellement etc. Vous apprendrez parfois qu’une telle
s’est
mariée en juin et avait accouché en février
précédent.
Elle voudra que vous changiez sa date de mariage afin que les
autres ne sachent pas qu’elle était enceinte avant
son mariage.
Vous aurez découvert que votre grand-père a eu un enfant avec
une autre femme que votre grand-mère et qu’il
l’a reconnu.
Il n’a jamais dit quoi que ce soit à sa femme
et ses enfants et l’on vous demandera de ne pas mettre
ce renseignement dans le livret de famille. Vous constaterez
qu’un enfant de la famille de l’âge de votre
mère n’a pas de père, que sa mère
est votre tante. Lors de vos recherches vous découvrirez
que le père était
quelqu’un de la famille dont le nom fut caché lors
du baptême.
Le curé a écrit “ né de père
inconnu ” dans
le registre alors que c’est faux. Une recherche exhaustive
vous permettra de déduire que le père de l’enfant
est en fait son grand-père
ou son oncle, signe évident d’inceste dans la
famille.
Attention à ce que vous direz dans le livret de famille pour ne pas
heurter qui que ce soit.
Comme le dit la chanson, “ son père n’est
pas son père et son père ne le sait pas ”.
Vous croyez que j’exagère ? Vous n’avez encore rien vu.
Ne vous empêchez surtout pas de commencer vos recherches pour ca. Vous
aurez autant de plaisir à rechercher des situations compliquées
qu’à trouver rapidement une lignée de neuf générations.
Une activité de couple ou de solitaire.
Vous en viendrez à vous impliquer tellement dans ce
travail que votre femme se sentira devenir veuve de la généalogie
comme elle était
veuve du hockey ou du baseball quand vous aviez un emploi.
Soit elle choisira de ne pas vous suivre, trop contente de
vous voir sortir enfin de sa cuisine
où vous tourniez en rond depuis votre retraite, soit
elle trouvera la chose si passionnante qu’elle entreprendra
elle aussi la recherche de sa famille. Partageant le même
passe-temps, vous retrouverez vos bonnes années du
temps de votre jeunesse alors que vous partagiez tout. La
généalogie aura ainsi contribué à souder
votre couple et vous sauver beaucoup d’argent en frais
d’avocats et de
partage du patrimoine familial, pour finaliser votre divorce.
Il faut être bien organisé.
Vous êtes presque convaincu ? Vous cherchez comment vous allez classer
tout ça? Conserver ces renseignements vous apparaît une lourde tâche
? Ne vous en faites pas. Vous pouvez très bien entreprendre ce travail
avec un cahier à anneaux et des feuilles mobiles sur lesquelles vous
colligerez tous les renseignements en utilisant une feuille par individu. Vous
pourriez aussi utiliser des fiches que vous classerez ensuite en ordre. Il
existe des systèmes de fiches en trois ou quatre copies que vous pouvez
classer selon trois ou quatre critères.
Par exemple, vos renseignements
sont inscrits sur la fiche en question à la dactylo. Vous avez quatre
copies. Vous pouvez classer une fiche selon le nom de famille et les prénoms,
une selon la date de naissance, une selon la date de mariage et l’autre
selon la date de décès.
Vous pourriez à la place classer une fiche selon le nom, mettre une
fiche derrière la fiche de votre père de façon que tous
ses enfants soient aussi classifiés avec lui, mettre une autre fiche
au nom du lieu de naissance et une autre rattaché au nom de l’époux
ou de l’épouse.
Les possibilités sont immenses. Mais n’oubliez
pas que nous sommes au 21e siècle et qu’en conséquence
vous avez certainement un ordinateur. Alors là, pas de problème,
tout est facile. Il existe de nombreux logiciels de généalogie
qui faciliteront votre tâche, mais encore
faut-il choisir le bon. Cependant
vous aurez là l’outil le plus performant.
Vous n’avez pas
encore d’ordinateur mais cela vous procurerait la
meilleure raison pour en acheter un ? Soyez prévenants.
Achetez alors un portable ainsi vous n’aurez pas à prendre
des notes quand vous irez aux Archives, vous inscrirez
directement vos renseignements dans votre portable vous évitant
ainsi de travailler inutilement. Le portable est l’outil
le plus intéressant
pour faire de la généalogie. L’idéal
cependant est d’avoir un portable et un gros ordinateur
avec un grand écran à la
maison. Ainsi vous branchez votre portable sur l’ordinateur
de la maison et vous pouvez travailler plus facilement
tout en ayant par le fait même
un fichier de sauvegarde.
Voilà ce que je voulais vous dire. Vous avez probablement dénoté dans
mon discours à quel point je suis intéressé par ce passe-temps.
Je suis un homme entier et je fais tout avec passion. Ma compagne est ici à mes
côtés, demandez-lui si j’exagère. Il faut que ce
soit passionnant pour avoir occupé une grande part de mes loisirs depuis
25 ans.
Pensées à retenir.
J’aimerais terminer sur quelques pensées à retenir
qui vous permettront de méditer plus longuement sur le sujet
quand je
n’y serai plus pour vous en parler.
"
On ne peut changer ses ancêtres mais on peut essayer d'agir sur ses
descendants." ......Inconnu.
" Ne croyez pas que vous puissiez vous faire une place au soleil en restant à l'ombre
de votre arbre généalogique.".......Inconnu.
"
Quels misérables nous serions si nous n'étions pas fiers de nos
ancêtres." .......Laure
Conan.
" On vit aussi longtemps que
quelqu'un se souvient de nous..................................Vieux proverbe
russe.
"
Le plus grand rassemblement d'ancêtres: les Archives Nationales."..................................
Rick TheZoo.
" On vit toujours dans le coeur de ceux qui nous aiment....... Rick TheZoo
Petite
publicité personnelle.
Je demeure disponible dans le
futur pour vous donner quelques petits conseils si vous décidez
de foncer dans ce projet. Les généalogistes
du monde entier s’entraident spontanément.
Il y a aussi des généalogistes
qui demandent des honoraires. Je ne me considère
pas comme un généalogiste
professionnel. D’ailleurs au Québec
il ne semble pas y en avoir. J’ai posé la
question sur un site de discussions. J’ai
eu la réponse de Denis Beauregard, un
mec connu sur Internet pour avoir le plus important
site francophone au monde. Il n’y a pas
de cours universitaire ou collégial qui
mène à une
telle profession. Selon un autre auteur, il faut
avoir publié de nombreux livres sur le
sujet pour être
considéré “ expert ” voire,
généalogiste
agréé. Dans mon cas, je n’ai
rien publié, mais je
fais de la recherche depuis 1973 ce qui me
confère
quand même
une certaine expérience. Je ne demande
jamais de frais pour faire des recherches pour
les autres.
Si vous souhaitez avoir une recherche sur votre
famille afin de découvrir votre lignée
directe, que vous ne voulez pas vous impliquer
dans ce travail, je pourrais exceptionnellement
le faire
pour vous moyennant le remboursement de certains
frais de déplacement
ou de photocopies. Je ne cherche pas de travail
j’en ai déjà amplement.
Par contre, si vous avez une ou des photos anciennes
en mauvais état,
que vous aimeriez faire restaurer, alors là,
vous pourrez frapper à ma
porte. C’est ma deuxième passion.
Pour ce travail, des honoraires
très
raisonnables seront exigés compte tenu de la
difficulté que
représentera le travail que vous me demanderez.
Pour certains, qui ont à cœur
la préservation des documents familiaux
anciens ce n’est pas payé trop
cher pour avoir la joie d’accrocher dans
sa maison, une photo ancienne fraîchement
nettoyée et rendue à l’état
neuf.
Conclusion.
Je vous ai entretenu :
- sur la recherche de vos ancêtres, qui sommes-nous, d’où venons
nous.
J’ai parlé :
- des familles immigrées.
- des filles du Roy,
- des soldats du Régiment de Carignan,
- des recensements,
- des actes notariés,
- des photos de familles,
- de la nécessité d’identifier les gens qui y figurent.
Je vous ai mis en garde :
- contre les découvertes de secrets de familles,
- sur la difficulté de recherches avec les nouveaux noms.
Je vous ai proposé :
- de faire de la généalogie une activité de couple surtout
si vous êtes retraités tous les deux.
J’ai abordé la question :
- de bien vous organiser afin de vous retrouver
facilement parmi vos documents qui deviendront
de plus en plus nombreux.
Je vous ai proposé quelques pensées ou réflexions
sur le sujet.
Je crois avoir couvert mon sujet en entier.
Merci beaucoup de votre attention.
Je demeure disponible
pour répondre à vos
questions et à la fin du repas je vous ferai une petite démonstration
sur mon ordinateur portable.
Dans Parchemin l’acte notarié suivant
relatif à une terre
Le Parchemin
3 Octobre 1709 (Qc)
Lacetière, F. de (1702-1728)
Cession de terre située en la ville des Trois Rivières et de
la seigneurie de Portneuf de Pierre Robineau, chevalier, baron, seigneur de
Bécancour et grand voyer et Marie-Charlotte Legardeur, son épouse,
Philippe Boucher, prêtre curé,
de la paroisse St Joseph de la
Pointe Levy proche de la ville de Québec, au nom et comme fondé de
procuration de René Robineau de Portneuf, écuyer
et lieutenant d'une compagnie des troupes
de la Marine, François-Mathieu
Martin de Lino, conseiller du Roi au Conseil
souverain, au nom et comme fondé de
procuration de François Dejordy, écuyer
et capitaine d'une compagnie des troupes
de la Marine et Louise-Catherine Robineau,
son épouse,
à
Jacques Robineau, écuyer, leur frère.
Doc #: 17091003PA004495
L’inventaire des biens de Joseph DeJordy de Cabanac, capitaine d’un
régiment de la Marine Franche, se lisait comme suit :
- Une malle couverte de peaux, fermant à clé.
- Quatre vieilles boucles à cheveux (!)
- Une cassette de bois couverte de peaux de
chevreuil, fermant à clé.
- Un petit cabinet,
- deux bouteilles de vert (sic) ( ce devait être du verre).
- une autre clisse, (sorte d’enveloppe de jonc pour bouteille)
- un pot de chambre de faïence,
- un vieux coquemar de cuivre rouge, (pot de
métal à couvercle
et à anse)
- un étui dans lequel il y a deux rasoirs,
la pierre et le cuir,
- un bassin à barbe, en faïence,
un petit miroir,
- une vieille lanterne, un couteau croche,
une lime,
- deux agrafes pour col (argent)
- le crochet d'une épée (argent)
- un couteau à ressort,
- une paire de boucles en cuivre,
- une paire de jarretière en soie,
- un collier de !!!!!
- une brosse à habits,
- une canne de jonc à pomme de coco,
- une livre de savon,
- trois vieilles perruques à course (!)
- une cave garnie de neuf flacons de pinte
(pinter = boire pour s’enivrer)
- une marmite de cuivre rouge avec son couvercle,
- une boîte et un plat de bois,
- une houppe à poudre,
- un casseau d'écorce,
- un grand fusil ____d'argent,
- un vieux fourreau,
- un pistolet d'arçon,
- un pistolet de poche,
- une moyenne hache,
- une corne de chasse remplie de poudre,
- une poire à poudre,
- deux sacs dans lesquels il y a deux livres
de plomb,
- une petite table en bois et son ployant,
- Une paillasse et un lit de plumes couvert
de toile,
- un matelas de laine couvert de toile à carreaux,
- un traversin et deux oreillers de coutil
remplis de plumes,
- une couverture de laine blanche et une autre
de laine verte,
- une courtepointe piquée de toile de
coton.
- un coffre de bois de pin,
- une malle,
- une cassette, (coffret où l’on conserve des objets précieux)
- un vieux tapis de drap bleu,
- deux paires de draps.
C’est quand même assez intéressant de constater qu’un
officier supérieur, (il était capitaine de la Marine Franche),
ne
possédât que ces articles comme
richesse.
Voici une lettre que l’intendant Talon écrit à Colbert
qui fut Secrétaire d’État et à la Marine sous Louis
XIV
à peupler le Canada.
Mémoire de M. Talon adrefsé à Monseigneur
Colbert
Fait à Québec, ce dixième
Novbre 1670
" Monseigneur,
Toutes les filles venues cette année sont mariées à 15
près que j'ai fait distribuer dans des familles connues en attendant
que les soldats qui les demandent aient formé quelque établissment
et acquis de quoi les nourir.
"
Pour avancer le mariage de ces filles, je leur ai fait donner, ainsi que j'ai
accoutumé de faire, outre quelques subsistances, la somme de 50 livres
monnaie du Canada en denrées propres à leur ménage.
"
La demoiselle Etienne qui leur a été donnée pour gouvernante
par Messieurs les Directeurs de l'Hôpital
Général retourne
en France pour prendre la conduite de celles
qu'on enverra cette année;
si Sa Majesté a la bonté d'en
faire passer, auquel cas il serait bon
de recommander fortement que celles qui
seront destinées pour ce pays
ne soient aucunement disgraciées
de la Nature, qu'elles n'aient rien de
rebutant à l'extérieur, qu'elles
soient saines et fortes, pour le travail
de campagne, ou du moins qu'elles aient
quelques industries
pour les ouvrages de main, j'en écrit
dans ce sens à Mrs. les
Directeurs. Trois ou quatre filles de naissance
et distinguées par la
qualité serviraient peut-être
utilement à lier par le mariage
des Officiers qui ne tiennent au pays que
par les appointement et l'émolument
de leurs terres et qui par la disproportion
ne s'engagent pas davantage.
"
Les filles envoyées l'an passé sont mariées, et presque
toutes ou sont grosses ou ont eu des enfans, marque
de la fécondité de
ce pays!.
"
Si le Roi fait passer d'autres filles ou femmes venues de l'Ancienne en la
Nouvelle France, il est bon de les faire
accompagner d'un certificat de leur Curé ou du Juge du lieu de leur
demeure qui fasse connaitre qu'elles sont libres et en état d'être mariées,
sans quoi les
Ecclésiastiques d'ici font difficulté de
leur administrer ce sacrement. À la vérité ce n'est pas sans raison deux ou trois
mariages s'étant ici reconnus; on pourrait prendre la même précaution
pour les hommes neufs, et cela devrait être du soin de ceux qui seront
chargés des passagers.
Mémoires de M. Talon
Sources : Manuscrit de Paris 1631-1674
Musée de la civilisation, fond d’archives du Séminaire
de Québec, lettres O, N°.118
Le Régiment de Carignan-Salières
Les demandes d'aide des colons de Nouvelle-France
dans leur lutte contre les Iroquois
ont reçu une réponse en 1665 avec l'arrivée des
premières troupes françaises au Canada, le Régiment de
Carignan-Salières. Entre juin et septembre 1665 quelques 1200 soldats
et leurs officiers sont arrivés à Québec, commandés
par le Lieutenant-Général
Alexandre de Prouville, sieur de Tracy.
L'implantation, par le Régiment, d'une série de forts le long
de la rivière Richelieu, combinée au succès de sa seconde
campagne en territoire Mohawk, a amené une longue période de
paix pour la colonie et lui a permis de prospérer. Par ailleurs, le
plan du Roi Louis XIV prévoyait l'établissement permanent de
plusieurs soldats et officiers au Canada. Au-delà de 450 membres de
cette troupe sont demeurés dans la colonie, dont plusieurs ont épousé les
filles du roi nouvellement arrivées.
La plupart des personnes d'ascendance
canadienne française peuvent prétendre être
des descendants d'un ou de plusieurs de ces braves soldats. En plus des soldats
et officiers compris dans le rôle officiel du Régiment, un grand
nombre d'autres personnes ont participé à cette campagne victorieuse
contre les Iroquois, y compris plusieurs membres de la milice qui étaient établis
dans la colonie mais dont les noms n'ont pas été enregistrés
pour la postérité. Nous rendons hommage à tous ces hommes
du 17ième siècle qui ont pavé la voie à la croissance
et à la prospérité de
la Nouvelle-France.
Le régiment fut envoyé en Nouvelle
France en 1665 mais rapatrié en
France en 1668.
La liste ci-bas contient
les noms des soldats et officiers qui demeurèrent
en Nouvelle France.
Liste alphabétique
des Officiers et Soldats du Régiment
de Carignan-Salières
Suit le rôle des Officiers et Soldats du Régiment de Carignan-Salières
connus pour s'être établis
au Canada selon Jack Verney, 1991.
Les
autres
renseignements
ont comme sources :
1) René Jetté, 1983 identifiés par une * en caractère
gras ; et
2) Marie-Louise Beaudoin, CND, 1996,
4ième édition, tirés
de Régis Roy et Gérard Malchelosse, identifiés par un
# en caractère gras.
La compagnie à laquelle le soldat appartenait est identifiée
par un chiffre entre parenthèses
suivant son nom.
Références:
The Good Regiment, par Jack Verney,
McGill-Queens University Press, 1991,
Montreal and
Kingston Dictionnaire généalogique des Familles du Québec,
par René Jetté, Les Presses de l'Université de Montréal,
1983, Montréal.
Les Premières et les Filles du roi à Ville-Marie, par Marie-Louise
Beaudoin, C.N.D., Maison Saint-Gabriel, 1996, 4ième édition,
Montréal
Le Régiment de Carignan, par Régis Roy et Gérard Malchelosse,
Ducharme, 1925, Montréal
Compagnies:
| Berthier-1 | Chambly-2 | Contrecoeur-3 |
| Des Portes-4 | Dugué-5 | Froment-6 |
| Grandfontaine-7 | La Brisardière-8 | La Colonelle-9 |
| La Durantaye-10 | La Fouille-11 | La Fredière-12 |
| La Motte-13 | La Noraye-14 | La Tour-15 |
| La Varene-16 | Loubias-17 | Maximy-18 |
| Monteil-19 | Petit-20 | Rougemont-21 |
| Saint-Ours-22 | Salières-23 | Saurel-24 |
QG: Quartier-Général
Notes:
La compagnie Berthier a été détachée du Régiment
Allier.
La compagnie Des Portes était
auparavant la compagnie Du Prat.
La compagnie Dugué est quelquefois
connue sous le nom de compagnie Boisbriand.
La compagnie La Brisardière a été détachée
du Régiment Orléans et fut aussi connue sous le nom de compagnie
La Brisandière.
La compagnie La Durantaye a été détachée du Régiment
Chambellé.
La compagnie Monteil a été détachée du Régiment
Poitou.
Les surnoms (dit) sont entre parenthèses.
Abbréviations:
Cad.: cadet
Capt.: capitaine
Corp.: caporal
Ens.: enseigne
Lt.: lieutenant
Maj.: major
Sgt.: sergent
Le Rôle:
-A-
Abbadie (d') de Saint-Castin, Ens. Jean-Vincent
(2)
Achin, Sgt. André (St-André),
(4), ou Archin
Adhémar de Saint-Martin, Antoine
(24)
Allard, Julien (La Barre), (24)
Aly, Vincent, (Larosé) (21) *aussi Alix
Amans, Pierre (4)
Archin, André (Saint-André), (4), *ou Achin
Arcouet, Jean (La Jeunesse), (17), *aussi
Arcourt
Arnaud, Antoine (La Rose), (22)
Arnaud, Sébastien (La Douceur), (6)
Audet, Nicolas (La Pointe), (19)
Audouin, François (La Verdure), (17)
Augrand, Pierre (La Pierre), (4)
-B-
Babel, André (La Marche), (7) (voir Badel)
Babie de Ranville, Sgt. Jacques (22)
Bacquet, François (La Montagne), (19) (pas selon Jetté)
Badaillac, Louis (La Plante), (6)
Badel, André, (Lamarche) (7), ou Babel, André
Balan, Pierre (La Combe), (8)
Banliac, François (Lamontagne; Baniac/Bayare), (11)? (selon Drouin,
pas selon Jetté) voir Bousbard
Bannois, Jacques (16)
Barbarin, Pierre (Grand-Maison), (3)
Barbary, Pierre (Grandmaison), ou Barbarin
Baritault, Jean-Louis (La Marche), (2)
Barreau (19)
Barrois, Antoine (pas selon Jetté)
Barsa, André (Le Limousin), (12), #(Lafleur? – pas selon Jetté)
Baulsnier, Mathurin (La Perle), (22)
Bazinet, Antoine, (Tourblanche), (13) - Jetté est incertain?
Beaudoin, Antoine (Saint-Antoine), (12)
Beaulieu (11)
Beaune, Jean (La Franchise), (16) aussi
Beame
Beautrefils, Guillaume (La Fleur), (3)
Bécart de Grandville, Ens. Pierre (7)
Belair, François (12)
Belan, Laurent (La Rivière), (19)
Belleau, Blaise (La Rose), (15)
Belle-Isle (1)
Belle-Isle (18)
Bellet, Jean (La Gajaille), (22)
Bénard, Mathurin (La Jeunesse), (10) *aussi Besnard
Bénard, René (Bourjoli), (QG) ? (pas selon Jetté)
Benoît, Étienne (La Jeunesse) *aussi Benoîst
Bérard, Jean (La Riverdia), (11)
Bergevin, Jean (Langevin), (7)
Bernier, Mathurin (La Marcelle), (12) *(aussi
LaMarzelle)
Berté, Jacques (Champagne),
(3)
Berthé de Chailly et de La Joubardière,
Cad. Gabriel (de), (QG) *aussi LaJobardière
Berthier, Capt. Alexandre (1)
Bertin, Bernard (Languedoc), (3)
Besiers, Antoine (19) Besset, Jean (Brisetout),
(15)
Besnard, Mathurin (voir Bénard)
Betanchon, Mathieu (La Lande), (22)
Bethelin, Antoine (Saint-Jean Chastelleraud),
(5)
Bethune, Antoine (La Taille), (24)
Betourné, André (La Violette), (4)
Bidet, Jacques (de Russel), (18) aussi
*DesRoussels
Bin, René (Le Normand), (20)
Biville, François (Le Picart),
(7)
Boesme, Jean (Bohémier), (14)
Boin, Julien (Du Fresne), (24) aussi Bouin
Boissard, Alexandre (Le Prince de Conty),
(18)
Boissonneau, Nicolas-Vincent ou *Vincent (Saint-Onge ou Xaintonge), (18)
Bolduc, Louis, (7) ou Boulduc
Bonneau (19)
Bonnin, Nicolas (Saint-Martin), (22)
Bony, Laurent (La Vergne), (22)
Bordeleau, Antoine (Dampierre), (18)
Boucher de Roque, Ens. Bernard (2)
Boucheret, Jean (Le Tau), (23)
Bougrand, Jean (Champagne), (24)
Bouin, Julien (Du Fresne), (24) aussi
Boin
Boulanger, Pierre (Le Boulanger), (17)
Boulay (du), (17)
Boulduc, Louis (Bosleduc), (7) *ou Bolduc
Boulin, Jean (Léveillé) *(23)
Bousbard, François (La Montagne), (11) (voir Banliac, François)
Boutaux, Gabriel (La Ramé), (3)
Bouteau, Pierre (La Ramée), (23)
Boutebouilly, (11)
Boutefeu (6)
Boutin, Jean (or Jean Poulin ?), (23)
Boutron, François (Le Major), (12)
Bouvet, Jean (Sieur de La Chambre), (22)
Boyer, Étienne (La Fontaine Milon)
Bricault, Jean (La Marche), (5)
Brin, Jacques (La Pensée), (1)
Brouillet, Michel (La Violette), (20)
Brunion, Pierre (La Fontaine), (11)
Bugeoni, Jean (L'Angevin), (7)
Bureau, Louis (Sans Soucy), (1)
Bussière, Jacques (La Verdure), (18)
-C-
Cambin, Sgt. Laurent (La Rivière), (5)
Canadou (4)
Carcy, François (La Violette), (1)
Carion, Lt. Philippe Dufresnoy, (13) *sieur
Du Fresnoy
Cartier, Joseph (LaRose) (17), voir inscription
suivante
Cartier, Sgt. Paul (La Roze), (17)
- pas selon Jetté
Celurier, Jean (Des Lauriers), (22)
Chamaillard, Jean-Vincent (La Fontaine),
(12)
Chambly, Capt. Jacques (de), (2)
Champagne (1)
Champagne (2), *voir Laurent
Champagne (3), *voir Berte
Champagne (4), *ou Handgrave
Champagne (14)
Champagne (15)
Charles, Étienne (La Jeunesse), (19)
Charpentier, Sgt. Étienne (Saint-Laurent), (22)
Charron, Jean-Baptiste (La Ferrière), (11)
Chastenay, Jean (La Guigne), (22)
Chaudillon, Antoine (24)
Cherbot, Jean (Des Moulins), (11)
Chevrefils, François (La Lime), (22)
Chiron, Louis (2)
Chollet, Renaud (La Liberté), (4)
Choquet, Nicolas (Champagne), (23)
Clémenceau, Étienne (La Chesnaye), (24)
Cognac, Claude (La Jeunesse), (24)
Colin, Mathurin (La Liberté), (22)
Collet, Jean (Le Picard), (20)
Combelle, Antoine (Des Jardins), (4)
Content, Étienne (Berry), (19)
Contrecoeur (voir Pécaudy)
Coquin, Pierre (La Tonelle), (7)
Coron, Jean (QG)
Couillard, François (La Fontaine), (1)
Couillaud, Philibert (Rocquebrune), (3),
*(selon Jetté:22)
Coulon, Aufray (Mabriau), (15)
Courtois, Jean (23)
Couturier, Gilles (La Bonté), (24)
-D-
Dalpe, Jean (Delpesches), (12), *voir Delpe
Dompierre, Charles, (St-Martin), (18)
aussi Dampierre
Dampierre, Charles (Saint-Martin), (18)
aussi Dompierre
Darbois, Sgt. Jean (La Fleur), (24)
Dargan, Gaspard (Le Boesme), (3)
D'Ausson (4)
Dauvernier, Louis (L'Orange), (6)
De Berthé (voir Berthé)
De Bord, Léonard, (19), (*LaJeunesse)
De Cuque, François (HQ)
De Guire, François (La Rose) (24), voir Guire, François (La
Rose)
Delpé, Jean (Pariseau) (12), voir Dalpé
Delpesche, Bernard (Belair), (23)
De Niger, Bernard (Sanssoucy), (6)
Denis, Joseph (Le Vallon), (3)
Denis, Louis (La Fontaine), (9)
Denison, François-Étienne (23)
Des Barreaux (17)
Des Fontaines (11)
Desjardins (6), *ou Roy, Antoine?
Desmarès, Charles (22)
Des Moulins (7)
Desrochers (24)
Dessureaux, François (La Plante), (19)
Dextras, Pierre (La Vigne), (22)
Dominique, Jean (24)
Dontelet, Jean (de L'Isle), (20)
Dormet, François (Lalande)*(22)
Dubois, Antoine (Du Bois), (11)
Du Bois, Jacques (19)
Du Bord, Guillaume (La Fontaine), (11), *aussi Dubord, Julien or Guillien
Du Buisson (23)
Duchéron, Mathurin (Des Lauriers), (10), *aussi Duchiron
Duchesne, Charles (La Rivière), (16)
Dues, Pierre (La Chapelle), (3)
Du Four (19)
Du Fresne, Antoine (9)
Dugué de Boisbriand, Capt. Michel-Sidrac (5)
Du Marché (17)
Dumas, René (Rencontre), (7)
Dumont, Julien (La Fleur), (18) (pas selon
Jetté)
Dupas de Brache, Pierre (QG)
Duprée, Antoine (Duprée Rochefort), (15)
Dupuis, Pierre (La Montagne), (20)
Dupuy de Lisloye, Ens. Paul (18)
Durand, Pierre (Des Marchets), (17)
Dusseault, Jean (Du Sceau), (16)
Duval, Jean (22)
Du Vemis (24)
Du Verger (20)
-E-
Émery, Antoine (sieur de Coderre), (3)
Énaud, Pierre (Canada), (24)
Esmardit (11)
-F-
Fagueret, Jean (Petit Bois), (16)
Favreau, Pierre (Des Lauriers), (3)
Fayat (8)
Fayé, Mathieu (La Fayette), (16) *Faye ou Faille
Faye, Pierre (Villefaignan), (11) *Failly (Villefagnan ou Fagnan)
Février, Christophe (La Croix), (11)
Forestier, Antoine (maître chirurgien) *(13)
Forgues, Jean-Pierre (Mont-Rouge), (10)
Fortin, Louis (Le Grandeur), (12)
Fournier, Gabriel (La Verdure), (16)
Francoeur, Antoine (Brulé), (6)
Francoeur (voir Montreau, Léonard [de])
-G-
Gajaille, Jean (Saint-Germain), (22)
Gaultier de Comporté, Lt. Philippe (11)
Gaultier de Varennes, Lt. René (17)
Gauthier, Germain (Saint-Germain), (3)
Gazaille, Jean (Saint-Germain) (3) (par Jetté, non par Verney)
Gazaille, Jean (22) (voir Blet & Gajaille)
Gely, Jean (La Verdure), (1)
Genest, Jacques (La Barre), (12)
Gerlaise, Jean-Jacques (sieur de St-Amand), (11) (ou Jacquet)
Germaneau, *Joachim (11)
Gervais, Mathieu (Parisien) [Jetté n'identifie pas la Compagnie],
voir Le Parisien ?
Gibaud, Gabriel (Poitevin), (24),
(Gibault - pas selon Jetté?)
Gourdon, Jean-Baptiste (La Chasse), (18)
Grand-Fontaine (2)
Grégoire, Mathurin [Jetté n'identifie pas la Compagnie]
Grimault, René (19)
Gros, Antoine (Laviolette)*aussi LeGros (16) voir Le Gros
Guérand, Martin (Gratte Lard), (18)
Gugnot (Le Tambour), (18)
Guillaume, Gilbert (de Villard), (22)
Guillaume, Nicolas (La Chaume), (3)
Guillet, Jean (Saint-Marc), (6)
Guire, François (La Rose), (24)
Guire, Sicaire (La Prairie), (3)
Guitant, Sgt. Jacques (Jolicoeur), (9) #aussi Guitaut
Guitaut, Sgt. Jacques (Jolicoeur), (9) aussi Guitant
Guyon, Paul (La Tremblade), (11)
-H-
Handgrave, Pierre (Champagne), (4)
Haudry (1)
Hébert, Cobie (Montauban), (17)
Hébert, Sgt. Michel (La Verdure), (19)
Herpin, Jean-François (Toureaugeau), (22)
Herpin, Mery (Poitevin), (22)
Houry, Jean (Bellerose), (6)
Hudon, Pierre (Beaulieu), (7)
Huitonneau, Jean (La Forest), (11)
-I-
Inaid, Paul (Le Provencal), (18), *aussi Inard
Inard, Paul (Le Provençal), (18), aussi Inaid
-J-
Jacquet de Gerlaise, Jean *(Saint-Amand), (11)
Jarret de Beauregard, Lt. André (3)
Jarret de Verchères, Ens. François (3)
Jean, Louis (La Fontaine), (22)
Joachim, Bernard (La Verdure), (4)
Jolicoeur (1)
Jolicoeur (2)
Jolicoeur (6)
Jolicoeur (7)
Jolicoeur (22)
Joncas, Pierre (La Pierre), (8)
Joron, Michel (Petit Bois), (1)
Joybert de Soulanges et de Marson, Lt. Pierre (de), (7)
Julien ... (18)
Julien, Jacques (Le Dragon), (17)
-L-
Labadie, Sgt. Jacques [de](17), aussi L'Abadie
La Barre (11)
L'Abbé, Pierre (La Croix), (19)
La Berthe (4)
La Bonté (12)
La Bouche, Julien (voir La Touche, Julien)
Lachaise, Louis (D'Ambroise, George) (3)
La Chambre (22)
La Chaume (12)
Lacougnier, Pierre (La Croix), (22)
La Croix, Pierre (7)
Laderoute (ou Séguin, François)
La Faveur (5)
La Faye, Pierre (Monturas), (6)
La Flesche (7)
La Fleur (1)
La Fleur (17)
La Fontaine (15)
La Fontaine, Jacques (14)
La Forge (20)
La Forge, Maximim (3)
La Fortune (11)
La Fortune (19)
La Fouche (22)
La France (18)
La Frenaye de Brucy, Ens. Antoine (La Fresnaye), (9) *aussi LaFresnaye
La Frenaye des Clays, Henri (La Fresnaye), (QG)
La Gardelette, François-César (de), (22)
La Jauge (9)
La Lande (22), #voir Dormet, François
La Lande, Jacques (de), (19)
La Marche (17)
Lambert, Aubin (Champagne) (7)
La Meslée (18)
La Montagne (16)
La Montagne (17)
La Musique (10)
La Noce (4)
La Noiray (Louis Deniort ?), (11)
Lanouguère, Ens. Thomas (de), (22), *voir Tarieu
La Pensée(3), *(ou Paviot, Jacques?)
La Pensée (17)
La Prairie (1)
La Querre, Jacques *ou Jean (Rencontre), (14)
La Ramée (22)
La Rhétorique (18)
La Roche de Perat (2)
La Rose (12)
La Rosée, François (La Rose), (22)
La Roye (17)
La Roze (9)
La Rozée (1)
Laspron, Jean (La Charité), (11)
La Touche, Julien (7)
Lauget, Jean (Matta), (18)
Laurarée, Noël (L'Orange), (11), *ou Laurence?
Laurence, Noël (11)
Laurent, Christophe (Champagne), (2)
Lavallée, *Jean (Petit-Jean), (22)
Lavanois, Jean or Jean-Baptiste (Laviolette), (24), ou Le Vannois
La Vaux (1)
La Verdure (12)
La Vergne (12)
La Vigne *(Jean Soucy), (7)
La Volonté (7)
Le Bassier de Villieu de Dandeville, Lt. Claude-Sébastien (1)
Leblan, Antoine (Jolicoeur), (18)
Le Blanc (18)
Le Breton, François (24)
Le Breton, Guillaume (L'Andoise), (24)
Le Breton, René (15)
Le Bruné (22)
Le Catalan (1)
Le Chaudillon (16)
Le Chevalier, Étienne (2)
Le Clerc, François (La Violette), (23)
Lecomte, Jean (22)
Le Gros, Antoine (La Violette), (16)
Le Jeune (La Violette), (1)
Le Merle, René (18)
Le Meunier, René (La Ramée), (13)
Le Niay, Jean (11)
Lenoir, François (Rolland), (23)
Le Parisien (2)
Le Parisien (7)
Le Parisien (19) (*voir Gervais pour un des LeParisien?)
Le Petit (La Fontaine), (17)
Le Petit Breton (11)
Le Petit des Lauriers (4)
Le Picart (15)
Le Prince, Jacques (17)
Le Rigeur (17)
Le Roux, François (Le Cardinal), (11)
L'Espérance (5)
L'Espérance (16)
L'Espérance (19)
L'Esveillé (3)
Le Tellier, Jean (La Fortune), (11)
Letendre, Pierre (La Liberté), (24)
Leuradeau (19)
Le Valon (7)
Le Vannois, Jean (La Violette), (24) *ou Lavanois
Limousin, Hilaire (Beaufort), (12)
L'Irlande (15)
Lozeau, Pierre (La Tour), (17)
Lucas, Toussaint (Lagarde), (4)
Luton, Gilles (Bon Courage), (20)
Lybault, Pierre (La Rosée), (17)
-M-
Magdeleine, Vivier (La Douceur), (3)
Mageau, Louis (Maisonseule) (11)
Magnan, Jean (Lespérance) *(5)
Maison Blanche (15)
Maisonseule (11) *voir Mageau
Mané, Louis (Sainte-Marie), (16)
Marie, Louis (Sainte-Marie) *(16)
Margane de Lavaltrie, Lt. Séraphin (1) *aussi sieur de Lavaltrie
Marigny, André (L'Esveillé), (22)
Marsan, Pierre (Lapierre) *(2) aussi Mercan (voir Mercan)
Martel, Honoré (La Montagne), (1)
Martinet, Jean (Fort Blanche), (15) *aussi sieur de Fonblanche
Mathias (La Violette), (24)
Menard, Pierre (22), (pas selon Jetté)
Mercan, Sgt. Pierre (La Pierre), (2) *voir Marsan
Merienne, Jean (La Solaye), (7)
Merlot, André (LaRamée) (3)
Meunier, Pierre (La Pierre), (22)
Mignier, André (Lagassé ou Lagacé), (1)
Moisan, Nicolas (La Palisse ou Le Parisien), (12)
Monflet, Jean (Champagne), (16) *voir Mouflet
Montarras, Pierre (Monturas), (6) *(Marmande)
Montreau, Léonard (de) (Francoeur), (6)
Moreau, Jean (Jolicoeur), (16)
Moreau, Martin (La Porte), (24), *aussi Marin Moreau
Morel, Ens. Paul (de), (13)
Morel de La Durantaye, Capt. Olivier (10)
Morin (2)
Morin, Pierre (14)
Mouet de Moras, Ens. Pierre (17)
Mouflet, Jean (Champagne) (16) voir Monflet
Moulin, Jacques (de), (16)
Moye, Nicolas (Grancé), (24)
-N-
Nepveu, François (La Croix), (11)
Niort de La Noraye, Capt. Louis (de), (14)
-O-
Olivier, Jean (24)
Oly, Vincent (La Rosée), (21)
Orieux, René (La Fleur), (12)
-P-
Paris, Jean (de) (Champagne), (20)
Parrier, Jean (8)
Pasquier, Étienne (13)
Pasquier, Isaac (La Valée), (13)
Passard, Jacques (Bretonnière), (5)
Pastourel, Claude (La Franchise), (24)
Patissier, Jean-Baptiste (Saint-Amand), (24)
Paviot, Jacques (La Pensée), (11) *et/ou dans (3)
Payette, Cap. Pierre (Saint-Amour), (15)
Pécaudy de Contrecoeur, Capt. Antoine (3)
Péladeau, Jean (Saint-Jean), (11)
Perrot, Paul (La Fleur), (20), *(LaGorce - non LaFleur) aussi Perrault
Perthius, Pierre (La Lime), (23)
Petit, Capt. Louis (20)
Piette, Jean (Trempe La Crouste), (24)
Pigeon, Jacques (Petit Jean des Mines), (22)
Pillerant, Jacques (L'Isle d'Or), (23)
Pinsonneau, Jean-François (La Fleur), (22)
Pion, Nicolas (La Fontaine), (24)
Piot de Langloiserie, Charles-Gaspard (QG)
Poirier, Jean-Baptiste (La Jeunesse), (2)
Poirrot, Cap. Pierre (La Verdure), (6)
Poitevin (20)
Poitier, Étienne (La Verdure), (5) *voir Pothier
Pollet de La Combe-Pocatiére, Sgt-Maj. François (QG)
Pothier, Étienne (Laverdure) (5) voir Poitier
Potier, Michel (L'Angevin), (15)
Poitiers, Jean-Baptiste (de), (sieur du Buisson), (2)
Pougnet, François (Beauregard), (3)
Poupart, Lucas (La Fortune), (22)
Poupart, René (La Fleur), (2)
Pourveu, Noel (La Fortune), (7)
Poutre, Andr (La Vigne), (24)
Pradez, Jean (LaPrade), (22), (établissement au Canada pas mentionné)
*ou Regeas, Jean
Prévost, Eustache (La Fleur), (13)
Provost, Elie (La Violette), (17)
Provost, Lt. François (7)
Prunier, Nicolas (Le Picard), (14)
-Q-
Queulin, Pierre (Pierrot), (6)
-R-
Radier, Jean (Du Buisson), (2)
Rambault, Étienne (Rambaux), (6)
Ranbeau, Mathurin (Bourjoly), (18), *ou Renaud
Randin, Ens. Hugues, (24)
Regeas, Jean (LaPrade), (22), *ou Pradez, Jean
Regnault, Guillaume (9) *aussi Renaud
Renaud, Mathurin (Boisjoli) (18) aussi Renou, ou Ranbeau
Renault, Jean (Montauban), (22) (pas dans Jetté), voir Roussel
Rencontre (21)
René, Jean (13)
Renoud, Pierre-André (Locatte), (7)
Richard, Guillaume (Lafleur), (16)
Robert, Charles (Deslauriers) (22)
Robert, Louis (La Fontaine or La Pommeraye), (17), (*pas selon Jetté)
Robin, Jean (La Pointe), (24), *pas selon Jetté; confirmé 1664
Rognan, Michel (La Roche), (19), *Rognon
Ronoset, Pierre (Beaucourt), (18) *ou Rousset
Roussel, Jean (La Roussellière), (12)
Roussel, Jean (La Tulipe or Montauban), (9) (*pas selon Jetté)
Rousselol, Nicolas (La Prairie), (14) *ou Rousselot
Rousselot, Nicolas (14)(LaPrairie), ou Rousselol
Rousset, Pierre (Beaucourt) (18), ou Ronoset
Roy, Antoine (Desjardins), (6)
Roy, Jean (de), (13)
Roy, Jean (La Pensée), (12) *aussi LeRoy
Roy, Jean (Le Gascon or Petit Jean), (23)
Roy, Michel (Chastelleraud), (14) *aussi Châtellerault
-S-
Sagean, Jean (QG)
Saigneux, Jean (La Framboise), (19)
Saint-Amand (11), *ou Gerlaise
Saint-André (24)
Saint-Antoine (22)
Saint-Denis (9)
Saint-Germain (11)
Saint-Jean, Alexandre (14)
Saint-Laurent (7)
Saint-Ours d'Eschaillons, Capt. Pierre (de), (22), *sieur d'Échaillon
Sainte-Croix (5)
Salain, Edme (La Cave), (3)
Salois, Claude, (19), ou Salver
Salle Brune (16)
Saluart, Claude (or Salois ?), (24)
Salvail, Pierre (Salvaye), (24)
Salver, Claude, (19) aussi Salois
Sansoucy (17)
Sans Soucy (9)
Sans Soucy (19)
Sauchet, Pierre (Larigueur), (17) aussi Chauchet
Saurel, Capt. Pierre (de), (24), *ou Sorel, Pierre
Sauvageau de Maisonneuve, René (5)
Séguin, François (Laderoute), (22)
Sire, André (22)
Sorel, Capt. Pierre, (24), ou Saurel
Sorel, René (La Fleur), (19)
Soucy, Jean (Lavigne),(7)
Suéve, Lt. Edmond (de), (22)
Surpernant (see Suprenant)
Surprenant , Jacques (Sans Soucy) *(or Sanssoucy), (3)
-T-
Tarieu, Thomas (sieur de La Nougère ou Lanaudière) voir LaNouguère
Têtu, Jacques (La Rivière), (11)
Thoery de L'Ormeau, Ens. Roch (5)
Toupin, *Pierre (Lapierre), (8)
Tranchemontagne (8)
Tresny, Sgt. Léonard (15)
Trollain, François (Saint-Surin), (14)
Trouillard, Pierre (La Forest), (5)
-V-
Vallet, Pierre (La France), (24)
Vanet, Charles (Le Parisien), (17)
Verrier, Pierre (La Solaye), (17)
Vesin, Bernard (Beausoleil), (23)
Viau, Jacques (L'Espérance), (12)
Vignault, Paul (Laverdure), (18), (ou Pierre Vignault?)
Vignault, Pierre (18), (ou Paul (Laverdure)?)
Villefroy, *Didier (11)
Villeneuve, Mathurin (19)
Vincent, Jean (19)
Volloing, Pierre (L'Espérance), (24)
Vallet, Pierre (La France), (24)
Vanet, Charles (Le Parisien), (17)
Verrier, Pierre (La Solaye), (17)
Vesin, Bernard (Beausoleil), (23)
Viau, Jacques (L'Espérance), (12)
Vignault, Paul (Laverdure), (18), (same as Pierre Vignault?)
Vignault, Pierre (18), (same as Paul (Laverdure)?)
Villefroy, *Didier (11)
Villeneuve, Mathurin (19)
Vincent, Jean (19)
Volloing, Pierre (L'Espérance), (24)
-X-
Xaintonge (22)
La Société des Filles du roi et soldats du Carignan, Inc.,
PO Box 423, Coram, NY 11727-0423 Email: info@fillesduroi.org