DeJordy de Cabanac

Joseph DeJordy de Cabanac, frère de :

 

Il épouse Marie Madeleine Pézard de la Touche à Champlain, Qc. en 1691 et aura
11 enfants, soit trois fils et huit filles.
François, son plus jeune fils lui donnera la seule descendance patriarcale par son mariage avec Thérèse de Tonty.
Il était Sieur de St-Georges et se faisait appeler St-Georges Cabanac
Enseigne en second le 29-5-1725, en pied le 23-4-1726
A sa mort il était Capitaine, Commandant du Fort Frontenac, (Kingston)
Son parrain fut Monsieur de Beauharnois, Intendant du Roi, en Nouvelle France et sa marraine
fut Madeleine de Mullois, sa grand-mère maternelle.
Le contrat de mariage de François et de Thérèse fut passé devant Me. Raimbault. François donne un douaire de 8000 livres
à Thérèse laquelle en retour apporte un immeuble situé coin nord-ouest de Notre-Dame et St-Gabriel à Montréal. (voir Possessions immobilières).
On ne retrouve pas de renseignements de cette lignée au Canada.
Seule, subsistera la descendance de François DeJordy-Moreau,
Le troisième enfant de Joseph et de Madeleine qui est aussi leur premier fils, se nomme Melchior.
Il sera toujours célibataire à son décès.
Chez les filles Louise lui donnera une descendance par son mariage avec Jean-Baptiste Gaillard.
Sa soeur Geneviève épousera Charles-François Gaillard, le frère de l'autre, mais ils n'auront pas d'enfants.
Les DeJordy de cette lignée s'éteidront après trois générations.
Seul, le neveu de Joseph, François DeJordy-Moreau marié à Louise-Catherine Robineau de Bécancour
laissera une descendance DeJordy jusqu'en l'an 2000.

Joseph était écuyer mais n'a jamais été nommé chevalier par le Roi.

Joseph embrasse la carrière militaire en 1675 et entre comme lieutenant d'infanterie dans le régiment du Roy.
Il passe au régiment de Picardie en 1680 et cinq ans plus tard, il obtient une commission de lieutenant dans les troupes de la marine.

C'est comme membre de l'État-major de DeNonville qu'il vient au Canada le 01-08-1685 à bord de La Diligente avec son neveu François,
avec le nouveau Gouverneur du Canada Monsieur
Jacques Brisay DeNonville, sa femme et sa fille et Mgr. De St-Vallier, le futur évêque de Québec.

Joseph se rend au fort Cataracoui (Fort Frontenac) en 1687 .
Il fait les campagnes de Messieurs Brisay De Nonville et De
Frontenac en 1687, contre les Iroquois qui se terminent par un humiliant compromis.
Joseph retourne à Montréal avec sa compagnie. Cette expédition est sans gloire pour lui, mais il se distingue contre Phipps sur les battures
de Beauport en 1690. Avec Claude-Sébastien De Villieu et Duclos de Beaumanoir, il mérite dans les dépêches une citation spéciale pour l'attaque
qu'ils mènent contre le camp ennemi, à l'est de la rivière Saint-Charles.

Vu la situation précaire des colons en face d'éventuelles attaques indiennes, on décide de loger les soldats et les officiers chez les habitants.
Les officiers logent habituellement chez les seigneurs; aussi n'est-il pas étonnant que de nombreux officiers s'allient par mariage aux familles seigneuriales.
Il en fest ainsi pour Joseph qui épouse Madeleine Pézard. François assiste à la cérémonie, son nom figure sur le contrat de mariage et sur le certificat de mariage. C'est à Champlain qu'il se marie avec la fille du seigneur du lieu,
Étienne Pézard de la Touche.
Contrat de mariage le 22-11-1691 devant Me. Daniel Normandin de Champlain, Qc.

Joseph doue sa future épouse d'une somme de 6,000 livres à prendre sur le meilleur de ses biens.
Il reçoit de son beau-père, en cadeau de noces, le fief et habitations "LE MOTEUX" sur lequel sont construits l'église, le presbytère, le couvent
et le moulin banal de Champlain, Monsieur Pézard s'engage aussi à fournir pour deux ans, la nourriture et le gîte aux futurs mariés.
Par sa femme Joseph devient co-seigneur de Champlain.

Le 13 septembre 1694 Amador Godefroy lui doit 300 livres qu'il déclare avoir reçues de lui en bons castors. Il ne tarde pas,
grâce à des transactions avec sa belle-mère, veuve du seigneur Pézard-de-la-Touche, à devenir seigneur en partie de la seigneurie de Champlain.

Le 2 septembre 1702 il transige avec sa belle-mère, son beau-frère Etienne Pézard et sa belle-soeur Marie Pézard. On procède au partage des terres de la seigneurie de Champlain. Marie Pézard reçoit une terre de cinq arpents de front tout comme Etienne Pézard. Ce dernier jouira de sa terre à l'exception du moulin à vent qui s'y trouve. Il payera les dettes de la succession dont 1,000 livres dues au Sieur Dejordy qu'il remboursera à raison de 50 livres par année. Marie Pézard cède sa terre à son beau-frère Dejordy ainsi que 5,000 livres qu'elle doit toucher de la succession, à condition qu'il prenne soin d'elle, la nourrisse, l'entretienne de hardes et la loge chez-lui. Il lui remboursera les 5,000 livres, un an après le décès de Madeleine Mullois, mère de Marie Pézard.
Si elle vient à décéder avant sa mère, les 5,000 livres seront partagées de moitié entre lui et Etienne Pézard son beau-frère.

De plus, par un acte notarié du 15 mars 1704, Monsieur Pézard Fils, est débiteur pour une somme de 10,000 livres pour des obligations qu'il tire tant
de Monsieur De LaChenaye que de Monsieur Mars et pour d'autre argent et des marchandises qu'il lui avait avancées, pour laquelle somme,
Monsieur Pézard fils, hypothèque tous ses biens présents et futurs jusqu'au parfait et final paiement.

Comme il a de l'argent, il en prête volontiers. Louis Dandonneau, seigneur en partie de l'Ile St-Antoine lui doit 128 livres le 30 mars 1704.

Le 7 avril 1704, son beau-frère Etienne lui vend ses droits sur le moulin banal au prix de 550 livres.

Le 14 mai 1704 Françoise-Perrine Dandonneau lui emprunte 238 livres et 16 sols et lui fait transport de sa légitime pour couvrir ces dettes.

Le 19 octobre 1704 Etienne Pézard et lui procèdent à l'échange de leur terre de cinq arpents de front chacune, obtenues lors du partage de 1702.
Il récupère de la sorte la terre où se trouve le moulin banal.

Le 3 novembre 1704 ils procèdent à de nouvelles transactions. Ils relèvent ce qui est dû à la succession, c'est-à-dire, 850 livres au total,
dont 300 chacun par les Sieurs Jarry et Babie, 150 livres par Pierre Mercereau et 100 livres par le Sieur de St-Romain.
Ils conviennent de posséder chacun la moitié de la seigneurie de Champlain et ils partageront en trois ce qui reviendra de la succession en France.
De plus, sur ce qui est dû à la succession, Etienne fait transport à son beau-frère de la somme de 283 livres 6 sols et 8 deniers qu'il lui doit.

Le 16 février 1705 ce même Etienne Pézard reconnait lui devoir 10, 000 livres pour de l'argent qu'il lui avait avancé. Le même jour,
il loue à Charles Lemoine, sa terre de cinq arpents de front moyennant la moitié des grains et des écrois.

Son beau-frère Etienne, sur la somme de 4,000 livres de France, qu'il hérite de feue Madeleine Mullois, sa mère, héritière de feue Sébastienne Mullois,
sa soeur, il lui fait transport le 12 septembre 1705, de 1333 livres 6 sols 8 deniers qu'il lui doit, suite à l'échange de leur terres.

Jean Lepellé Desmarest lui remet, le 14 avril 1706, le titre-nouvel de deux terres à Champlain et Jean Guévremont en fait autant pour
un emplacement le 28 juin 1706.
Pierre Mercereau, suite à un jugement du Conseil Souverain, déclare une obligation de 94 livres 12 sols 8 deniers de France à son égard,
le 9 novembre 1706.
Pour être tenu quitte des droits sur une terre acquise de Jacques Brisset, à Champlain, Jean-Baptiste Pottier lui fait transport le 8 juillet 1708,
d'une rente de 10 livres sur 200 livres prêtées à Jean-Baptiste Prou.
Le lundi 3 août 1711, les marguillers de Champlain se présentent devant le Conseil Souverain afin qu'il contraigne les Sieurs Etienne Pézard
et Joseph Dejordy à déterminer qui des deux est seigneur en chef de Champlain et peut jouir d'un........................................

Joseph eut 11 enfants avec Madeleine, mais il semble que seul François marié avec Thérèse de Tonty ait laissé une descendance
et rien après ce dernier ne démontre que ses autres enfants ont laissés une descendance sauf Louise avec Jean-Baptiste Gaillard.

En 1709 il commande temporairement aux Trois-Rivières.

Il est nommé Major des Trois-Rivières le 18 juin 1712.

Il décède le 26 avril 1713 étant co-propriétaire de la Seigneurie Latouche-Champlain.

Il est enterré dans le sous-sol de l'église de Champlain.
TANGUAY DONNE D.D.N. 1661

 

CARRIÈRE MILITAIRE.
1676 Lieutenant réformé dans le régiment royal,
1680 Lieutenant réformé dans le régiment de Picardie,
1685 Garde de la Marine, à Rochefort en février, il obtient le 5 mars 1685, une commission de lieutenant en pied et passe au Canada,
1694 Capitaine réformé
1695 Enseigne de vaisseau
1696 Capitaine en pied
1702 Gouverneur de Trois-Rivières, par interim
1712 Major des Trois-Rivières.
Les documents officiels rendent hommage au courage militaire dont Joseph fit preuve durant plus de 25 ans.

Gouvernement des Trois-Rivières :
1.Lambert Boucher, sieur de Grandpré : 1692
2.
Louis de La Porte, sieur de Louvigny
: 20 avril 1700
3.Michel Godefroy, sieur de Linctot : 1er avril 1702
4.Raymond Blaise, sieur des Bergères : 3 mai 1710
5.Joseph Desjordy, sieur de Cabanac : 18 juin 1712
6.Jean-Louis de La Corne : 12 mai 1714
7.François Mariauchau, sieur d'Esgly : 2 janvier 1716
8.
François Desjordy Moreau de Cabanac : 1er mai 1720
9.François de Gannes, sieur de Falaise : 11 avril 1727
10.Constant Le Marchand, sieur de Ligneris : 16 mars 1728
11.Jacques-Charles Renaud, sieur Du Buisson : 1er avril 1733
12.François-Pierre de Rigaud de Vaudreuil : mai 1741
13.Nicolas-Antoine Coulon, sieur de Villiers : février 1748
14.Nicolas-Joseph de Fleurimont de Noyelles : juin 1751
15.Charles de Sabrevois : 1er janvier 1759

 

ARTFL Project: Dictionnaire de L'Académie française, 5th Edition, 1798
MOREAU. adj. m. Il ne se dit qu'en parlant d'un cheval qui est extrêmement noir.
Un cheval moreau, de poil moreau.